Régine Bouche auteure auto edite bookelis

Autoédition : l’expérience de Régine Bouché, entre liberté, défis et passion

Se lancer en autoédition, c’est faire le choix de l’indépendance… mais aussi celui de l’engagement total.

À travers son parcours, Régine Bouché nous partage une expérience à la fois intime et inspirante.

Autrice passionnée habitant en Normandie, Régine Bouché écrit depuis plus de vingt ans. Après une première expérience en édition traditionnelle, elle choisit l’indépendance de l’autoédition pour donner vie à ses univers de prédilection : le Cosy Mystery, le suspense psychologique et l’ésotérisme. À travers ses sagas Stanton et Le Médaillon, elle tisse des récits ancrés dans son patrimoine régional, mêlant secrets de famille et mystères ancestraux. Femme de terrain, elle place la proximité avec ses lecteurs et la collaboration avec des professionnelles passionnées au cœur de sa démarche littéraire.

Après une première déception en édition traditionnelle, elle a trouvé dans l’autoédition une véritable renaissance, lui permettant de reprendre le contrôle de ses projets et de donner vie à ses univers.

Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir l’autoédition plutôt qu’une maison d’édition traditionnelle ?

« Après plus de vingt ans d’écriture et une expérience en édition traditionnelle qui s’est avérée décevante, je m’étais résignée, pensant que les portes se refermaient. J’ai longtemps été poursuivie par ce fameux syndrome de l’imposteur, me demandant si ma plume avait vraiment sa place en librairie.

Le déclic est venu de rencontres déterminantes : des personnes qui ont cru en moi, qui m’ont lue et m’ont démontré que j’avais un véritable talent à partager. Elles m’ont convaincue qu’une carrière d’écrivaine reconnue était possible. C’est à ce moment charnière que j’ai connu Bookelis. L’autoédition n’a pas été qu’un choix par défaut, mais une véritable renaissance.« 

Qu’est-ce que l’autoédition vous a permis de maîtriser ou de décider vous-même dans votre projet ?

« L’autoédition m’a offert la liberté de m’entourer d’une véritable équipe de cœur et de talent. J’ai pu décider de chaque détail en m’appuyant sur deux rencontres majeures : Muriel Tupin, ma correctrice, un vrai coup de foudre professionnel qui est devenue la première fan du Médaillon, et Charlie de ‘Dragonfly Design‘, ma graphiste, qui a dessiné le médaillon tel que je l’avais rêvé. Maîtriser mon projet, c’est avoir le privilège de collaborer avec ces femmes d’exception pour offrir un objet-livre dont je suis fière, tout en gérant mon propre calendrier de parution et mes relations directes avec les libraires normands. »

Quel a été le principal défi que vous avez rencontré en publiant votre livre en autoédition ?

« Mon plus grand défi a été intime : sortir de ma bulle. En tant qu’écrivaine, je suis à l’aise avec les mots écrits, mais beaucoup moins avec la parole. Affronter mon premier salon du livre a été une épreuve. Il a fallu faire taire le syndrome de l’imposteur pour enfin oser dire ‘Je suis autrice’. Apprendre à pitcher mes histoires et à soutenir le regard des inconnus a été mon Everest. Ce passage de l’ombre à la lumière était nécessaire pour que mes livres existent enfin aux yeux du monde. »

Avec le recul, referiez-vous le choix de l’autoédition ? Pourquoi ?

« Absolument. L’autoédition offre une gestion responsable : je commande mes stocks selon mes besoins réels pour les salons, sans gaspillage. C’est une démarche saine et une liberté que je chéris. Le seul bémol est le temps colossal que demande la communication, ce qui réduit parfois mon temps de création. Je rêve souvent d’un assistant pour la promotion afin de me consacrer exclusivement à mes histoires, mais c’est le prix de cette indépendance si précieuse. »

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un(e) auteur(e) qui souhaite se lancer en autoédition aujourd’hui ?

« Ne restez pas seul(e). Entourez-vous de professionnels qui croient en vous. Sur le terrain, lors des salons, échangez avec les autres auteurs, observez-les, apprenez de leurs conseils et des réactions des visiteurs. Enfin, restez vous-même, soyez honnête et patient. L’écriture est une passion ; même si l’on n’est pas le prochain best-seller, le succès est déjà là quand on réalise son rêve de raconter des histoires et de faire voyager les gens. C’est cette authenticité qui touche le public. »

Le parcours de Régine Bouché illustre parfaitement les réalités de l’autoédition : une liberté précieuse, mais exigeante, qui demande autant de persévérance que de passion. Entre gestion de projet, promotion et rencontres avec les lecteurs, elle incarne cette nouvelle génération d’autrices indépendantes qui façonnent elles-mêmes leur trajectoire.

Ses romans, qu’il s’agisse de la trilogie Le Médaillon ou de la saga Stanton et ses secrets, témoignent de cette authenticité et de cette volonté de toucher le lecteur au plus profond. Une invitation à découvrir des univers où mystères, émotions et secrets se mêlent avec intensité.

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