
Alex Sol : le succès d’une auteure de thriller psychologique en autoédition
Avec plus de vingt romans publiés et un lectorat fidèle, Alex Sol s’est imposée comme une figure incontournable du thriller psychologique en autoédition.
Liberté créative, exigence professionnelle et engagement total dans chaque projet : son parcours illustre les possibilités offertes aux auteurs indépendants qui choisissent de maîtriser leur destin éditorial.
Dans cette interview, Alex Sol revient sur son parcours, ses choix et les clés de son succès.
Parlez-nous de votre parcours. Comment l’écriture est-elle entrée dans votre vie et quelle place occupe-t-elle aujourd’hui ?
J’ai toujours aimé les histoires. Petite j’aimais réinterpréter les fins de mes romans préférés. A 8 ans, j’écrivais ma première histoire, mais c’est véritablement à l’adolescence que j’ai sauté le pas et passé des heures derrière un ordinateur à taper.
Aujourd’hui, il s’agit de mon activité à temps plein. Le plus dur est de sélectionner une idée et de s’y accrocher sans se laisser distraire par un autre projet !
Pouvez-vous nous présenter un de vos livre ?
Je vais vous parler de Les filles du troisième étage, mon dernier thriller psychologique. Je ne devais pas écrire ce roman. Il n’était prévu nulle part. Toutefois, après avoir terminé le précédent et alors que je devais me lancer sur un projet prévu de longue date, une idée a germé dans ma tête. Je traversais une période compliquée sur le plan personnel et j’ai sauté sur l’occasion d’écrire cette histoire sombre où 6 femmes prisonnières d’une maison close clandestine tente le tout pour le tout pour s’échapper ! Mes recherches m’ont beaucoup éprouvée, et l’écriture de certaines scènes encore plus, mais je suis très fière du résultat. J’ai renoué avec le thriller sombre et violent, le genre même qui a façonné ma carrière.
Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir l’autoédition pour publier votre premier livre ? Quels aspects de cette démarche vous ont particulièrement séduit ?
Après le lycée, j’ai suivi des études d’édition, je savais donc que pour être publié et vivre de sa plume, il fallait plus que du talent ou de bonnes idées. Les places étaient rares et chères. J’ai donc mis mon rêve de côté et continué d’écrire de mon côté. Après avoir fait lire deux de mes romans à ma famille l’année de mes 30 ans et avoir été encouragée à continuer, j’ai choisi l’auto-édition. De par mes formations, j’ai aussi suivi un cursus de graphisme, je pouvais réaliser plusieurs tâches moi-même. J’ai délégué la relecture et la correction à des professionnels, et me suis lancée. J’ai depuis découvert que cette voie m’offre une plus grande liberté que j’apprécie particulièrement.
Comment vivez-vous les différentes étapes du processus de création ? De l’écriture à la mise en page, en passant par la publication et la promotion.
C’est à la fois de plus en plus facile, car je commence à avoir pas mal d’expérience avec plus de 20 romans publiés, néanmoins c’est aussi plus stressant. Je ne cesse de me demander si mes lecteurs vont aimer mon prochain roman ! Je travaille chaque texte avec leurs attentes en tête !
Comment gérez-vous aujourd’hui la promotion de vos livres ? Utilisez-vous les réseaux sociaux, un site internet, des événements ?
Un peu tout ça. Je tente au maximum de communiquer avec mes lecteurs de manière franche et honnête. Les rencontres sont des moments précieux souvent très émouvants.
Avec le recul, quels enseignements tirez-vous de cette expérience d’autoédition ?
Que du plus, en ce qui me concerne. La liberté d’écrire ce que je veux, de ne pas devoir coller à telle ou telle case, de sortir un roman à la date que je souhaite. La liberté de faire des erreurs et d’apprendre d’elles. Chaque nouvelle publication est une nouvelle expérience.
Quels conseils donneriez-vous à un·e auteur·e qui hésite encore à se lancer en autoédition ?
Soyez sûr.e.s que cette voie est pour vous. C’est beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail. Il faut être capable de se remettre en question, de revenir en arrière, de persévérer et de ne pas se laisser atteindre par les critiques. Là où, avec une maison d’édition, nous sommes accompagnés.
Il faut pouvoir investir financièrement pour proposer un produit de qualité. Il n’y a rien de pire qu’un roman non corrigé avec une couverture inadaptée pour perdre en crédibilité.
Le parcours d’Alex Sol démontre qu’en autoédition, la liberté va de pair avec l’exigence.
Écriture, correction, graphisme, promotion : chaque étape demande rigueur et investissement. Mais pour celles et ceux qui souhaitent garder le contrôle de leurs choix artistiques et construire une relation directe avec leurs lecteurs, cette voie peut devenir un véritable tremplin.
Nous remercions chaleureusement Alex Sol pour le temps qu’elle nous a accordé et pour la sincérité de son témoignage. Son parcours est profondément inspirant et illustre avec force ce qu’engagement, travail et détermination peuvent accomplir en autoédition.
Ses romans, dont Les filles du troisième étage, sont disponibles sur Amazon, Fnac, Culura et peuvent être commandés dans toutes les librairies.
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