dodd le manuscrit perdu de moise bookelis

Écrire pour transmettre : Dodd, auteur indépendant face aux récits fondateurs

Avec Le Manuscrit perdu de Moïse, Dodd propose un roman ambitieux, à la croisée de la fiction, de l’archéologie, de la mystique et de la recherche historique. Nourri par plus de vingt années d’études kabbalistiques et une passion pour l’égyptologie, ce texte invite le lecteur à interroger les origines des grands récits fondateurs et les liens possibles entre figures bibliques et histoire antique.

Publié en autoédition sur Bookelis, ce premier roman s’inscrit dans une démarche de transmission et de liberté créative assumée. Dans cette interview, l’auteur revient sur son parcours singulier, la genèse de son livre, son choix de l’autoédition et les enseignements tirés de cette première expérience éditoriale.

 

Dodd, parlez-nous de votre parcours.

Après une vingtaine d’années d’études kabbalistiques portées sur l’étude des lettres hébraïques dans leurs formes et leurs sens, la spiritualité prie le pas sur la religiosité me révélant un autre pans de l’histoire officielle avec laquelle j’ai été élevé. Passionné d’égyptologie le destin mis sur mon chemin de vie des livres qui m’assuraient que je n’étais pas le seul a entrevoir cette autre réalité. Une image globale de ce passé prenait forme ; je ne pouvais garder cela pour moi, un irrépressible besoin de partager voire transmettre m’habitait, jusqu’au jour ou un proche me dit  » Tu ne peux garder tout cela pour toi, tu dois le partager avec le plus grand nombre, ÉCRIS !!! ».

Écrire ? Oui. Mais comment? Je ne suis ni écrivain ni auteur. Je me mis tant bien que mal à l’ouvrage, enfin, lorsque je posais les mots « Fin du manuscrit » un poids que je portais en moi depuis mes premières découvertes s’évanouissait comme par magie. Les lettres que j’avais étudiées depuis tant d’années, puis posées dans mon roman, m’avaient libérées !

Pouvez vous nous présenter votre livre ?

Ce livre s’adresse aux lecteurs qui aiment qu’un roman les divertisse tout en les faisant réfléchir. En m’appuyant sur la recherche historique et les textes anciens, j’ai voulu raconter une histoire accessible, rythmée, mais qui pose une vraie question de fond : que savons-nous vraiment des origines de nos récits fondateurs ?

Et si Moise était resté en Egypte devenant le plus célèbre des pharaons ? Tandis qu’Akhenaton, miroir d’Abraham, portait seul la flamme du Dieu unique vers les Hébreux nomades ? Enfouie dans les sables du désert et les secrets des pharaons, « Le manuscrit perdu de Moise » dévoile une vérité scellée depuis des millénaires dans l’Arche perdue : celle d’hommes partagés entre deux identités, prophète et roi, Hébreux et Égyptiens.

A travers une enquête sur 1 300 ans d’Akhenaton à Jésus, mêlant mystique, archéologie et révélations bibliques, le roman revisite l’origine de la foi, où l’histoire et la légende se confondent.

Qu’est ce qui vous a motivé à choisir l’autoédition pour publier votre premier livre ?

Un alpiniste chevronné fait appel a un sherpa pour l’Himalaya.

Débutant, j’ai eu le mien pour ce premier roman, mon Everest personnel.

Comment avez-vous vécu les différentes étapes du processus de création ?

Assez sereinement puisque à chaque étape l’équipe répondait à mes interrogations, le contact humain fut déterminant. Mais je dois avouer que c’est seulement à l’issue de la correction de mon manuscrit par une professionnelle qui m’a rassurée que j’avais eu raison d’oser écrire.

Comment gérez-vous aujourd’hui la promotion de votre livre ?

En investissant d’abord dans un communiqué de presse, ainsi ainsi qu’une campagne publicitaire sur Instagram et Facebook, Amazon, je prévois également à terme d’aller directement en librairie faire la promotion de mon roman « Le manuscrit perdu de Moise ».

Avec le recul, quels enseignement tirez-vous de cette première expérience d’autoédition ?

Très positifs, un espace de liberté où vous n’êtes pas seul face à votre écran ou clavier, un contact humain rassurant à l’écoute qui vous permet d’avancer pas à pas. La correction par une professionnelle m’a permis de croire en moi et surtout d’être confronté à un regard, ou plutôt une lecture critique, car lorsque vous avez l’impression, non pas d’écrire, mais de commettre votre premier roman, cela met les choses en perspective et permet d’avancer pour le meilleur et non le pire.

Quels conseils donneriez-vous a e-auteur-e qui hésite à se lancer en autoédition ?

Hésiter à l’autoédition ou à écrire ? Si c’est à l’autoédition cela veut dire préférer confier son projet d’écriture à l’arbitraire. L’autoédition permet d’aller au bout de son projet, d’accoucher son œuvre sans jugement arbitraire tout en étant guidé pas à pas, surtout que l’on vous dira grâce à la correction si c’est bon ou pas bon.

Mais attention après la création, mettre toute son énergie et ses moyens a la commercialisation, car l’envie du deuxième livre a écrire se fait vite ressentir.

À travers Le Manuscrit perdu de Moïse, Dodd démontre que l’autoédition peut être un véritable espace d’expression pour des projets littéraires exigeants et atypiques. En mêlant roman, réflexion spirituelle et questionnement historique, l’auteur assume une écriture libre, affranchie des cadres traditionnels, tout en bénéficiant d’un accompagnement structurant.

Son témoignage rappelle que l’autoédition n’est pas seulement une alternative, mais une voie cohérente pour mener un projet à son terme, confronter son texte à un regard professionnel et aller à la rencontre des lecteurs. Une première expérience qui ouvre déjà la porte à de nouvelles explorations littéraires.

Le livre de Dodd est disponible sur la librairie Bookelis, ou chez votre libraire ou encore sur les plateformes de vente en ligne.