Et vous, quel est votre profil ?

livre_projecteurs_2.png"

Ce guide est disponible au format ebook sous le titre Autoédition : les clés du succès. Il contient les chapitres publiés dans cette rubrique ainsi que 12 astuces pratiques pour professionnaliser votre démarche et maximiser vos chances de succès sans disposer d'un gros budget. Téléchargez-le gratuitement sur la librairie Bookelis ou chez votre libraire en ligne habituel. 

D’après notre expérience on peut séparer les auteurs autoédités en cinq profils. Ils ont chacun leurs caractéristiques et attendent des choses différentes de leur expérience de publication. Chez Bookelis nous connaissons bien chacun de ces profils, c’est ce qui nous permet de mieux les accompagner. Bien sûr ces profils ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et un auteur peut appartenir à plusieurs catégories.

Les Epicuriens

Ils publient un livre pour eux-mêmes ou leurs proches, pour le plaisir, c’est par exemple le cas des albums photos des dernières vacances ou l’album de naissance du petit dernier. Cela peut aussi être une autobiographie ou un livre généalogique destiné à la famille. Ou encore un recueil de poèmes, un roman, sans autre prétention que celle d’être archivé dans la bibliothèque familiale ou intégré à la mémoire universelle via une publication en ligne. Cette catégorie d’auteurs, très nombreuse, pourrait aussi s’appeler les archivistes car le livre joue un rôle de conservation de la mémoire. Tel Monsieur Jourdain, ils pratiquent souvent l’autoédition sans en avoir conscience, notamment lorsqu’ils impriment un album photos.

Les Spécialistes

Ils ont écrit un livre sur un sujet pointu correspondant à un marché de niche. Ces livres sont souvent très travaillés et de qualité, mais concernent un public peu nombreux. En conséquence ils ne peuvent pas intéresser un éditeur, car la publication de leur livre ne serait pas rentable.  L’autoédition est une solution toute indiquée et l’effet de longue traîne peut jouer à plein.

Les Pilotes

Ils voient dans l’autoédition un moyen de se faire connaître en espérant convaincre ensuite une maison d’édition. Il s’agit alors d’une antichambre visant à terme à publier de façon traditionnelle. L’autoédition joue ici le rôle d’un comité de lecture à grande échelle, sans les inconvénients de devoir envoyer des dizaines de manuscrits aux éditeurs. Ils veulent faire leurs preuves. Si le livre rencontre du succès, les chances de signer un contrat d’édition sont beaucoup plus grandes car l’éditeur sait que le livre a un public potentiel. Chaque année des auteurs indépendants signent chez des éditeurs après avoir autoédité. Ces auteurs conduisent leur destin en prenant les choses en main. Comme les pilotes de formule 1, ils rêvent d’intégrer une grande écurie (maison d’édition). Leur devise pourrait être « Aide-toi et le ciel t’aidera ».

Les Connaisseurs (ou hybrides)

Des auteurs publiés en maison d’édition, bénéficiant d’un lectorat, qui utilisent l’autoédition pour rester libres, conserver le contrôle de leurs œuvres, et augmenter leurs revenus. Ils ont déjà publié plusieurs livres chez un éditeur et ont rencontré un certain succès. Ils connaissent les limites de l’édition traditionnelle, notamment le manque de liberté et le faible taux de droits d’auteur. Ils estiment ne pas avoir systématiquement besoin d’un éditeur et trouvent plus bénéfique d’autoéditer certains de leurs livres. Parfois aussi, ils ont écrit un nouveau livre qui n'intéresse pas leur éditeur, ils se tournent alors vers l'autoédition.  Ils jouent sur les deux tableaux : un éditeur pour certains livres, l'autoédition pour les autres. Certains auteurs Pilotes appartiennent à la catégorie des Connaisseurs, l'autoédition leur a permis de se faire connaître et repérer par un éditeur avec lequel ils ont signé ; avoir atteint cet objectif ne les empêche pas de continuer d'autoéditer en parralèle.

Les Amoureux de la liberté

Ils privilégient la liberté, le contrôle de leurs œuvres. Ils ne souhaitent pas éditer de façon traditionnelle car ils n’en voient pas l’intérêt ou rejettent le système. Ils apprécient de construire leur livre de A à Z, de la correction à la couverture (ce qui ne les empêche pas de sous-traiter ce qu’ils ne savent pas ou ne veulent pas faire) et s’occupent ensuite de le promouvoir via leur réseau. Ils aiment discuter en direct avec leurs lecteurs et recevoir leurs commentaires. S’ils rencontrent le succès, tant mieux, sinon ce n’est pas si grave car leur objectif principal est ailleurs : la satisfaction de mener une démarche globale et libre autour de leur écriture.

 

On le voit bien, imaginer que l’autoédition est réservée à des auteurs de seconde zone qui n’ont pas réussi à trouver un éditeur et sont seulement motivés par la vanité est une vision très réductrice et profondément erronée.

 

Jean-Yves Normant,

Fondateur de Bookelis